jeudi 26 juin 2008

LET SWIM TO THE MOON.



La tendance est aux (bonnes) résolutions, ce qui revient à dire que la tendance est au changement. Encore et toujours.

Par ailleurs, les vacances approchent à grand pas, on peut même d'ailleurs dire qu'elles ont fait leur entrée - certainement prématurée eut égard à l'oral qui approche - dans mon mode de vie. En gros, je glande, je tente vainement de travailler, je me couche à des heures bien trop tardives dans l'espoir d'avancer la lecture du Théâtre et son Double ou de poèmes divers ou encore pour remplir mon carnet d'inepties plus ou moins drôle voire parfois de pensées et d'idées intéressantes. Ces vacances vont se placer sous le signe de l'art, de la création, et de l'échange de pensées entre Etrangères. Et j'ai déjà hâte d'être à l'après midi du 30 juin, jour à partir duquel je pourrais laisser libre cours à cette muse informe sans culpabiliser à cause de je ne sais quelle obligation de travailler pour réussir ces chères épreuves anticipées du baccalauréat.

Tout ceci pour dire que je m'en vais d'ici et d'ailleurs. Peut-être écrirais-je sur cette plateforme comme sur un bloc-note, mais ça sera tout. Plus de véritables articles, ou autre et ce pendant tout l'été à priori. Et pour la suite, on verra. Vrai site avec des vraies choses dedans, néant total, tout comme avant, ou autres possibilités seront envisageables, mais déjà, commençons par agir, suivre les résolutions, élaborer des projets et aller jusqu'au bout de ceux-ci, et je pourrais encore ajouter un milliards et demi de choses qu'il faudrait faire avant de penser à la manière de je reprendrais place sur la toile.








Mon Dieu, on pourrait croire qu'il s'agit d'une chose sérieuse.
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(Il s'imposait.)

lundi 9 juin 2008

"Mais nous sans yeux nous sans amour nous sans cerveau (...) Nous n'avons inventé que d'anciens blasphèmes." (LOUIS ARAGON)




L'Oeuil absent, je ne vois rien de ce qui m'éblouissait il y a peine deux jours. Le monde me semble un vaste trou noir, profond et insondable, effectuant autour de mon corps des spirales au goût de vertige.

Il est tellement difficile de parler de soi qu'à présent je me demande si les mots ne sont pas finalement totalement impersonnels mais nécessitant cependant une certaine mécanique afin de savoir en user et abuser autrui ; bâtir cette supercherie que l'on nomme littérature. Mais ensuite, je pense à Louis Aragon s'adressant à mes Nerfs, à mon Cœur qui Crève de le lire et aux mots qui raisonnent dans ma tête comme si mes Pensées n'étaient que leur échos naturel.

Ainsi née l'Image dans une rétine fictive et je plonge, tête la première, Rêve en avant et réalité derrière, dans l'Inconnu jusqu'à ce que celui-ci me prenne la main pour me guider.

Je sais où je suis, je suis Chez Moi.

Mais demain les yeux s'ouvriront à nouveau sur l'horizon pâle d'une journée de Printemps.
Mais peut-être le soleil sera-t-il vert émeraude. Peut-être aura-t-il abandonné la violence dans ses caresse et peut-être, peut-être créerons nous nos propres Blasphèmes.